OIECEC : école entrepreneuriale

L’OIECEC –

Organisation internationale des écoles communautaires entrepreneuriales conscientes
A partir de 2015, notre école rejoint le réseau OIECEC parce que nous croyons :
  • en les valeurs de l’entreprenariat conscient, l’autonomie, la solidarité et la responsabilité.
  • qu’apprendre doit être un plaisir.
  • qu’avoir un bon profil de sortie est primordial
  • que savoir entreprendre et s’entreprendre s’apprend dés le plus jeune âge

La philosophie

Différemment et globalement

L’École communautaire entrepreneuriale consciente (ECEC) propose une voie éducative moderne, inclusive, responsable et humaniste. C’est une « école nouvelle », qui opère en synergie avec sa communauté, afin de permettre aux jeunes et aux adultes d’apprendre différemment, davantage et plus globalement.
Elle permet à chacun de découvrir le meilleur de lui-même, de prendre conscience de sa valeur et de ses compétences et de faire émerger ses passions. Elle invite les acteurs d’une communauté – tant la communauté éducative immédiate que la communauté environnante et élargie – à travailler de concert afin de répondre aux besoins, dans une perspective d’éducation globale propre à contribuer à un nouvel équilibre social, économique et écologique.
La culture de l’entrepreneuriat conscient est une porte grande ouverte sur des environnements humains harmonieux, une économie durable et le respect des équilibres naturels qui régissent la vie. La dimension consciente s’attache à définir l’entrepreneuriat comme étant d’abord et avant tout un mode d’interaction qui part de soi, vers l’autre. Elle questionne l’impact de chacun sur sa propre personne, sur sa communauté, sur la société et sur la nature.
L’ECEC éduque et forme dans la perspective d’une démarche entrepreneuriale consciente qui vise deux ordres de développement : le développement de la personne et le développement à portée sociale.

Le développement de la personne

S’entreprendre et innover

L’école communautaire entrepreneuriale consciente (ECEC) développe, dès le plus jeune âge, une culture de l’apprentissage autonome qui rend l’élève heureux d’apprendre à apprendre, à s’entreprendre, à entreprendre et à innover.
Ce développement de la personne prend appui sur cinq principes.
1- L’entreprise de soi (empowerment)
L’élève développe son autonomie, la prise en charge et la responsabilisation au regard de son devenir en société.
2- L’esprit d’entreprendre
L’élève se fait confiance, perçoit les besoins, visualise les solutions et passe à l’action hors des sentiers battus.
3- L’esprit d’entreprise
L’élève développe une vision, innove et applique des principes de gestion stratégique.
4- La construction identitaire
L’élève se perçoit positivement, s’affirme de manière équilibrée et est fier de lui, de sa culture et de son identité.
5-La santé globale
L’élève développe dix dimensions que partagent tous les êtres humains, soit les dimensions physique, affective, mentale, créative, sociale, économique, morale, culturelle, environnementale et spirituelle.
L’objectif est d’outiller chacun afin que, aujourd’hui à l’école et demain en société, tous bénéficient d’une vie saine et heureuse, sur les plans éducatif, culturel, social et économique.

Le développement à portée sociale

Responsabilité partagée

L’École communautaire entrepreneuriale consciente (ECEC) apporte une réponse novatrice à des enjeux de société cruciaux. En créant une alliance entre l’établissement scolaire, la famille et la communauté autour d’une responsabilité partagée à l’égard de l’éducation et de la formation, l’ECEC permet d’agir sur des dimensions sociales aussi diversifiées que le décrochage, la pauvreté, le chômage, l’inégalité des chances, la santé, la dépendance, la relève, etc.
Le développement à portée sociale prend appui sur trois principes.
1- Les besoins de la communauté
La synergie école-communauté crée un lien de solidarité qui permet de voir et comprendre les besoins et de saisir les opportunités menant à des solutions porteuses de sens pour tous.
2-Le développement viable et durable
La compréhension des liens d’interdépendance contribue à un nouvel équilibre société – économie – écologie.
3-Une vision entrepreneuriale éthique
Une vision socialement responsable et humaniste contribue à une prospérité équitable et à la justice sociale.

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Le profil de sortie

Autonome, responsable et solidaire

L’école communautaire entrepreneuriale consciente (ECEC) prépare des jeunes et des adultes innovants, entreprenants et conscients à se placer au service d’environnements humains dynamiques, créatifs et viables. Elle éduque et forme une relève ingénieuse d’où émergera un nombre accru d’entrepreneurs engagés dans leur communauté. Mais, surtout, elle forme des citoyens autonomes, responsables et solidaires, appelés à vivre ensemble autrement, dans la perspective d’un mieux-être pour tous.
Le jeune ou l’adulte ayant fréquenté une ECEC est…
  • Entreprenant, conscient, autonome, responsable et solidaire.
  • Fier de son identité et de sa culture et engagé dans sa communauté.
  • Confiant, respectueux, travailleur d’équipe et organisé.
  • Ingénieux et créatif.
  • Dynamique et déterminé.
  • Initiateur, réalisateur et gestionnaire de projet.
  • Leader, innovateur et humaniste.
  • Entrepreneur conscient.
Ainsi, être un entrepreneur conscient, c’est…
  • Observer un besoin présent dans son environnement de vie.
  • Valider ce besoin par l’entremise d’une consultation et d’une étude de marché.
  • Chercher à comprendre les liens d’interdépendance entre ce besoin et les éléments présents dans l’environnement.
  • Élaborer, seul ou en équipe, une solution porteuse de sens, tant pour soi que pour la communauté.
  • Mesurer les effets de la solution retenue sur les personnes et la nature.
  • Contribuer au développement viable et à l’équilibre société-économie-écologie.
  • Évaluer la démarche et ses résultats.

Le développement à portée sociale

Responsabilité partagée

L’École communautaire entrepreneuriale consciente (ECEC) apporte une réponse novatrice à des enjeux de société cruciaux. En créant une alliance entre l’établissement scolaire, la famille et la communauté autour d’une responsabilité partagée à l’égard de l’éducation et de la formation, l’ECEC permet d’agir sur des dimensions sociales aussi diversifiées que le décrochage, la pauvreté, le chômage, l’inégalité des chances, la santé, la dépendance, la relève, etc.
Le développement à portée sociale prend appui sur trois principes.
1- Les besoins de la communauté
La synergie école-communauté crée un lien de solidarité qui permet de voir et comprendre les besoins et de saisir les opportunités menant à des solutions porteuses de sens pour tous.
2- Le développement viable et durable
La compréhension des liens d’interdépendance contribue à un nouvel équilibre société – économie – écologie.
Une vision entrepreneuriale éthique
3- Une vision socialement responsable et humaniste contribue à une prospérité équitable et à la justice sociale.
Le modèle organisationnel
Un univers cohérent
Chaque école communautaire entrepreneuriale consciente (ECEC) prend forme à l’intérieur du Programme d’apprentissage en entrepreneuriat conscient (PAEC). Le PAEC permet à un établissement d’organiser un univers éducatif cohérent et durable, déployé autour d’orientations claires mettant en valeur la diversité du milieu et générant une forte mobilisation.

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Le PAEC s’arrime au plan de réussite de l’établissement scolaire, est multi-volets et est révisé annuellement. Il prend en compte chaque matière scolaire en y incluant des dimensions de la vie socio-économique de l’établissement, de la communauté, de la région, voire davantage. L’entrepreneuriat conscient est transversal et les apprentissages sont intégrés. Les matières scolaires et les cibles éducatives en entrepreneuriat conscient se rejoignent afin de placer jeunes et adultes dans des conditions propres à faire émerger talents, passions, choix personnels et identité, tant à l’école que dans la vie.
La mise en action du PAEC repose sur une pédagogie « à la carte » et orientante. L’approche pédagogique et éducative en entrepreneuriat conscient s’inscrit ainsi dans une programmation riche et variée (activités de réflexion, projets, micro-entreprises, etc.), offerte à l’intérieur et à l’extérieur des heures de classe. Jeunes et adultes, fréquemment placés en situation de prise de décision, y exercent à la fois leur sens des responsabilités et leur liberté. Incontournables au XXIe siècle, les technologies de l’information et des communications (TIC) sont des outils – d’apprentissage entre autres – à maîtriser ; leur utilisation, responsable, est tout aussi encouragée que l’est le développement d’une pensée critique à leur égard.
Le PAEC est conçu par la direction de l’établissement et l’équipe-école. Des partenaires (parents, organismes, entrepreneurs et autres intervenants de la communauté) peuvent être invités à participer au processus. Un établissement met entre 12 et 24 mois à développer un PAEC de quatre à sept volets chacun correspondant à un secteur économique. L’accompagnement proposé par l’Organisation internationale des écoles communautaires entrepreneuriales conscientes (OIECEC) donne accès à une démarche méthodique, progressive et harmonieuse.
L’intention éducative
Pour un monde meilleur
La pédagogie entrepreneuriale consciente favorise l’éveil d’une vision associée au potentiel des communautés. Des processus éducatifs innovants supportent l’apparition de nouvelles possibilités, qui s’installent dans les esprits, dans la perspective d’une autonomie croissante des individus et des collectivités.
L’École communautaire entrepreneuriale consciente (ECEC) propose une approche vivifiante, à grande valeur ajoutée. Elle structure et multiplie les liens entre les personnes et les communautés en prenant appui sur l’éveil d’une nouvelle culture entrepreneuriale et sur l’internationalisation de la culture.
L’ECEC vise le développement :
  • d’un lien étroit et affectif entre les jeunes, les adultes et leur communauté;
  • d’une vision juste de la diversité, de la richesse et des besoins de son milieu;
  • d’une compréhension approfondie de l’interdépendance des personnes et des communautés (régionales, nationales et mondiales);
  • d’un regard construit sur la diversification socio-économique de son milieu et sur la manière d’y contribuer.
Six champs clés de l’économie guident l’innovation de cette approche pédagogique :
  • l’environnement;
  • la transformation;
  • les services;
  • la distribution;
  • les technologies vertes/novatrices;
  • l’internationalisation.
L’intention éducative est accompagnée d’une culture de reconnaissance et de valorisation. Des événements rassembleurs, répartis en cours d’année et organisés par les jeunes et les adultes – incluant les partenaires du milieu – permettent à tous de partager leurs cheminements et leurs accomplissements, tant scolaires que communautaires.

L’approche intégrée

Une éducation décloisonnée

L’approche pédagogique et éducative en entrepreneuriat conscient (APEEC) est une approche intégrée : elle assure à la fois l’acquisition des apprentissages liés aux matières de base des programmes scolaires des divers ordres d’enseignement et la poursuite de cibles éducatives en entrepreneuriat conscient. Ces cibles favorisent le développement de la personne et le développement à portée sociale.

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Les activités pédagogiques et éducatives misent sur la réflexion, la différenciation et l’action. Elles conduisent à la réalisation, par les jeunes, de projets et de micro-entreprises qui répondent à un besoin ou un idéal, partagé ou individuel. Elles tiennent compte des styles et des rythmes de chacun et on y pratique une évaluation au service de l’apprentissage.
Occupant au départ une part modeste de l’horaire, l’APEEC devient plus présente au fil des ans. Sa mise en œuvre se veut souple et respectueuse des contextes; elle prend en compte l’âge des enfants tout autant que l’appropriation progressive de l’approche par l’équipe-école.
L’aspect pédagogique est pris en charge par l’enseignant, en classe. L’APEEC y engage des scénarios d’apprentissages intégrés transdisciplinaires qui font se croiser, de la maternelle au postsecondaire, tous les objectifs des programmes d’études ou cursus scolaire (de la littératie à la mathématique, en passant par les arts, les sciences et les autres disciplines) et les notions liées à l’entreprenariat conscient.
L’aspect éducatif est également pris en charge en classe, mais il s’étend à d’autres contextes où d’autres enseignants, des parents et des partenaires apportent leur contribution. Cette implication peut aller jusqu’à la prise en charge d’une activité, dans sa dimension éducative, par des membres de la communauté. Ce recours aux ressources du milieu s’inscrit en continuité avec les apprentissages réalisés en classe. Il offre une valeur ajoutée favorable à des apprentissages encore plus globaux.
Ce contexte pédagogique et éducatif décloisonné puise dans des situations authentiques, « issues de la vraie vie ». Il s’appuie sur un mode expérientiel qui procure un sens aux apprentissages et « raccroche » jeunes et adultes. L’APEEC permet aux membres d’une communauté éducative d’imaginer une posture « nouveau genre », au service de besoins individuels ou collectifs, d’ordre éducatif, culturel ou économique.
Trois rôles
Pour créer et innover
Les activités et les micro-entreprises pédagogiques entrepreneuriales engagent jeunes et adultes dans des rôles d’initiateurs, de réalisateurs et de gestionnaires. En assumant ces trois rôles, à répétition, l’élève devient conscient des conséquences des actions posées et des décisions prises. Il développe des attitudes et des compétences propres à influer sur son épanouissement et sur celui de son entourage et de sa communauté. Et il se dote d’atouts qui lui seront utiles tant dans sa vie personnelle que professionnelle.
Grâce à ces expériences variées, à l’intérieur desquelles la dimension éthique est constamment en toile de fond, l’élève crée progressivement de l’innovation. Il le fait de façon consciente, responsable et autonome. L’élévation de la conscience et la responsabilisation constituent de fait des éléments centraux de l’approche pédagogique entrepreneuriale.
L’initiateur cerne un besoin, imagine une solution, saisit une opportunité et passe à l’action. Il apprend à observer, à questionner et à identifier et expliciter ce qui peut être modifié. Il développe son imagination, sa capacité à établir des liens et de nouvelles connexions, sa confiance en lui et la confiance en son équipe.
Le réalisateur effectue, au sein d’une équipe, les tâches qui mènent au succès d’un projet. Il apprend à respecter des critères de qualité et des délais et à composer avec des imprévus. Il développe le souci du travail bien fait, la persévérance, la ponctualité et la capacité d’apprendre de nouvelles techniques et de travailler en équipe.
Le gestionnaire conçoit, planifie et coordonne les opérations et les ressources nécessaires au succès d’un projet. Il apprend à prendre des décisions, à évaluer le travail des autres, à gérer des conflits et à parer aux imprévus. Il développe une attitude réfléchie et attentionnée et se préoccupe autant de ceux qui contribuent au projet que de ceux qui en bénéficient.
Jeunes et adultes sont ainsi amenés à développer leur confiance en eux (empowerment), à prendre des risques, à découvrir leurs talents et à acquérir des savoirs à partir de leur expérience et de celle des autres, en plus de mettre à profit les richesses de leur communauté. Ils deviennent progressivement conscients de l’impact de leur mode d’entrepreneuriat sur eux-mêmes, sur les autres et sur la nature.
Projets et micro-entreprises
De la réflexion à l’engagement
Les projets entrepreneuriaux et les micro-entreprises impliquent la production d’un événement, d’un service ou d’un produit « issu de la vraie vie ». Les membres d’une  école communautaire entrepreneuriale consciente (ECEC) imaginent et mettent en œuvre des stratégies en ce sens, en lien avec un besoin réel. Leur démarche prend systématiquement appui sur une réflexion préalable quant au besoin et à la façon d’y répondre.
De courte ou longue durée, les projets entrepreneuriaux et les micro-entreprises impliquent souvent des partenaires de la communauté.
Note : Dans les descriptions qui suivent la présence de l’abréviation inc. démarque les projets entrepreneuriaux des micro-entreprises (bien qu’il s’agisse d’une simulation pédagogique, les micro-entreprises des ECEC n’étant pas réellement incorporées). 
Mission impossible: objets perdus (primaire)
C’est la fin des objets perdus au SDG! Une liste des objets perdus créée par les élèves est envoyée aux parents à toutes les deux semaines.  Ce projet a remporté les honneurs locaux au Concours québécois en entrepreneuriat et a été finaliste au niveau provincial.
http://sdgbeausejour.wix.com/mission-impossible
Cafétérias entrepreneuriales (primaire et secondaire)
En plus de participer au fonctionnement de leur cafétéria, les élèves gèrent plusieurs micro-entreprises alimentaires. L’École Notre-Dame a une micro-entreprise de smoothies aux fruits et à l’École Blanche-Bourgeois on fait des pizzas. Les produits sont vendus principalement aux autres élèves ou au personnel de l’école.
Brigade verte (primaire et secondaire)
La brigade verte s’est donné la mission de sensibiliser les élèves de l’école à la préservation de l’environnement. Tout au long de l’année, elle réalise différentes activités en ce sens.
On pense à la promotion de l’utilisation de sacs-repas écologiques, au recyclage du papier et de diverses autres matières, de même qu’au compostage des restes de table, lequel compost est d’ailleurs bien utile pour faire pousser toutes sortes de choses dans le jardin communautaire de l’école.
Jardin biologique et vente de fines herbes (préscolaire et primaire)
En plus de planter un beau jardin dans le terrain à côté de leur école, les élèves de la 7ème année cultivent des fines herbes à l’intérieur. Celles-ci poussent sous des lampes phosphorescentes. Arrivées à maturité, elles sont emballées avec une carte de recettes. On prépare un jardin extérieur et on plante différentes sortes de persils, par exemple. Les fines herbes sont vendues à l’école. Le projet est très bien accueilli dans la communauté.

Studio pure (primaire et secondaire)
Ce projet innovateur, a reçu le prix national en éducation Kenneth Spencer. Le studio Pure produit un téléjournal mensuel, de même que des DVD de divers événements de l’école, disponibles pour la vente à l’école. Grâce à un projet d’aide humanitaire avec l’artiste Matt LeBlanc, les élèves ont aussi produit plusieurs œuvres d’art mises en vente au Centre des arts et de la culture de Dieppe.
Puits St-Georges (Primaire et secondaire)
Depuis une dizaine d’années, un comité d’élève amasse des fonds en réalisant différentes activités de financement.
Les sommes sont remises à des organismes qui creusent des puits pour offrir de l’eau potable aux habitats de villages en Afrique et en Inde.
Dans certaines régions du monde, l’eau est rare et il arrive que des gens doivent consacrer plusieurs heures par jour à sa recherche et à son transport.

Le partenariat
école-famille-communauté

Autonomie, responsabilisation et transformation

Dans une école communautaire entrepreneuriale consciente (ECEC), l’équipe-école, les familles et les membres de la communauté constituent un milieu humain organisé. Cet écosystème éducatif, dynamique et créatif, œuvre et collabore afin de répondre aux besoins éducatifs et de soutenir l’innovation pédagogique. Le concept de communauté y renvoie à l’ensemble des personnes qui composent un milieu ou à un groupe plus large, uni par des objectifs communs liés à la langue, l’économie, l’éducation, la culture ou autre.

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L’ECEC est autonomisante. Elle invite à identifier des besoins, d’ordre scolaire et communautaire, et à exercer des choix. Elle le fait en misant sur la synergie école-communauté, le potentiel de chacun et la capacité d’apprendre tout au cours de la vie.
L’ECEC est responsabilisante. Elle amène l’école et sa communauté à assumer ensemble la responsabilité d’éduquer et de former chaque enfant ou jeune. L’école n’est donc plus seule et le partage des responsabilités repose sur la recherche d’équité.
L’ECEC est transformante. Sa démarche est structurée, à l’intérieur de l’établissement, et structurante, dans la communauté. Elle devient progressivement le terreau d’alliances multiformes qui engagent des personnes, des groupes, des organismes, des entreprises et des entrepreneurs. Ces partenaires, de compétences variées, s’y livrent à des expériences d’apprentissage qui introduisent progressivement des changements, chez chacun.
L’ECEC est communautarisante. Elle favorise tant l’ouverture du jeune, de l’enseignant, de la direction et des parents vers l’environnement de l’école que l’inverse, soit l’ouverture des personnes, des organisations et des entreprises de l’environnement vers l’école. En favorisant cette communautarisation des partenaires autour d’une vision partagée de « leur école », la pédagogie entrepreneuriale consciente fournit une solide organisation à un projet éducatif durable, fruit de l’empowerment du milieu.

La communauté-école

Vision partagée et mobilisation

La communauté-école (ou communauté éducative) se retrouve à la fois dans et à l’extérieur de l’école. Elle regroupe les éducateurs et les intervenants de l’établissement scolaire et les membres de la communauté humaine environnante d’où proviennent les enfants, les jeunes ou les adultes qui fréquentent l’établissement. La communauté-école correspond ainsi aux élèves, aux éducateurs, aux parents, aux organismes, aux entreprises, aux entrepreneurs, et à divers autres groupes et personnes qui sont partenaires ou bénéficiaires des apprentissages réalisés dans une école communautaire entrepreneuriale consciente (ECEC).
L’Approche pédagogique éducative en entrepreneuriat conscient (APEEC) est renforcée par la participation, essentielle et structurée, des membres de la communauté-école. En appuyant concrètement les apprentissages des élèves, notamment dans le cadre d’activités de réflexion et de projets entrepreneuriaux et de micro-entreprises pédagogiques, les membres de la communauté-école amènent les jeunes à découvrir et à apprécier leur environnement socio-économique et à créer des liens étroits avec leur communauté.
L’ECEC s’inscrit ainsi directement dans le paysage social. Elle le fait à travers les éléments de la programmation d’un établissement qui font écho aux besoins de la communauté. Elle le fait pour que la communauté collabore à l’éducation des jeunes, par le partage de ressources et d’expertise. Enfin, elle le fait en assumant son rôle collectif et territorial par la mise à la disposition de la communauté de services et d’équipements (ex. : gymnases, bibliothèques, laboratoires, installations culturelles, etc.).
Chaque ECEC imagine ainsi diverses organisations « communauté-école » adaptées aux besoins, éducatifs et communautaires, de son milieu. Une approche pédagogique et éducative entrepreneuriale consciente qui est porteuse d’une vision inspirante, répondant aux besoins de la communauté-école, est garante d’une forte mobilisation. Si sa mise en action repose sur une équipe-école qui fait corps autour d’une vision partagée, il est également impératif que cette vision convienne également, moralement et idéologiquement, à une large majorité d’intervenants et de partenaires de la communauté éducative.
La communauté-région/nation
Zones élargies
Les communautés-région et communautés-nation sont des zones élargies de la communauté-école. Elles rassemblent plusieurs écoles communautaires entrepreneuriales conscientes (ECEC) qui présentent des liens étroits ou une interdépendance sur les plans social, légal, culturel, économique ou éducatif. Comme la communauté-école, la communauté région ou nation contribue au projet éducatif des ECEC.
De par leur nature même, les ECEC favorisent l’apparition de communautés éducatives élargies. Les interactions multiformes qu’elles développent et les innovations et collaborations pédagogiques mises en place débordent souvent rapidement de l’essor – éducatif, social et économique – de leur communauté-école à l’essor de leur communauté-région, voire de leur communauté-nation.
Conscience planétaire
Les écoles communautaires entrepreneuriales conscientes (ECEC) s’inscrivent dans une perspective d’éducation globale et invitent à exercer des choix, propres à contribuer à un nouvel équilibre social, économique et écologique.
Elles instaurent l’idée qu’il n’est plus possible d’agir chacun pour soi. Sur une planète où cohabitent 7 milliards d’êtres humains, il devient rapidement évident, pour une communauté-école en mouvement, que les choix faits ici ont des effets, directs ou indirects, ailleurs. Et vice-versa.
Dans une ECEC, la communauté-monde fait ainsi référence à l’idée que le monde est désormais interconnecté et interdépendant. L’ECEC s’étant impérativement donné comme mandat d’éduquer à la conscience communautaire, cette dernière débouche inexorablement sur une conscience planétaire.

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